Making of: Un nouveau départ

Lecture hors ligne (pensez à revenir noter et commenter) :

Ma rencontre avec ce mousse, son innocence, ses rêves et sa folie.

Il m’arrive de comprendre comment Platon a pu imaginer l’idéosphère. S’il écrivait comme moi, pour cette nouvelle du « mousse »…

Commencé en atelier d’écriture, il fallait écrire un texte traitant d’un matelot sur un bateau d’esclave. La mise en contexte insistait beaucoup sur la vie rude des marins, le fait qu’ils ne valaient rien par rapport aux esclaves dont on prenait soin comme une marchandise précieuse (qu’ils étaient). On parlait de leur traitement, de leurs origines et du taux de mortalité. Connaissant mes camarades, je me doutais qu’ils allaient partir dans sur un gars déprimé, ruminant, pleurant.

Commencer un texte n’est jamais facile. J’ai d’abord jeté quelques lignes en me disant que cet homme pouvait avoir connu pire misère avant. Que malgré les conditions de vie déplorables, il pouvait y trouver son compte. Voila comment il se réjouit d’avoir à manger une bouffe infecte et de souffrir d’une chaleur pourtant accablante. Voila pour mon idée de départ.

La suite s’est mise en place d’elle-même. Je développais mes idées comme elles venait, ne revenant en arrière que pour rectifier une incohérence, ajouter un détail utile plus tard. Au final, ce petit bonhomme s’écrivait tout seul. Son impétuosité, ses espoirs, ce petit gosse irritant et à fond dans son trip, je le découvrais en même temps que je l’écrivais. Un peu comme s’il avait déjà existé et que je transcrivais son histoire.

Pour Platon, l’ombre du jeune homme aurait déjà vécu dans le monde des idées et je n’aurais fait que me souvenir de lui. Il n’y a pas d’invention, tout à toujours existé et certains n’ont que des réminiscences. Sacré Platon !

L’article en question est .


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *